Tout sur le crédit vendeur : durée et fiscalité
16/01/2026 - 1 min de lecture
Rubrique : Création et installation
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Tout sur le crédit vendeur : durée et fiscalité
Le crédit vendeur est un mécanisme qui autorise le repreneur d’un fonds de commerce ou d’une entreprise à échelonner le paiement de son acquisition dans le temps. Ce dispositif est depuis quelques années plus intéressant fiscalement et est de plus en plus utilisé.
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Le crédit vendeur : l’essentiel en 140 mots
- Le crédit vendeur permet à un repreneur de payer une partie du prix de vente de manière échelonnée.
- Il est utilisé lorsque le repreneur n’obtient pas un financement bancaire suffisant.
- Il est avantageux pour l’acquéreur, mais plus risqué pour le cédant.
- Le cédant court un risque d’impayé sur les sommes différées.
- Par défaut, le cédant devrait payer l’impôt sur la plus-value en une fois, même s’il n’a encaissé qu’une partie du prix.
- Toutefois, les petites entreprises peuvent étaler le paiement de l’impôt sur 5 ans maximum.
- L’option d’étalement n’est pas automatique : elle doit être demandée dans les délais.
- Le crédit vendeur doit être sécurisé : garanties, taux d’intérêt, capacité financière du repreneur.
- Aucune durée légale maximale, mais elle est souvent de 1 à 3 ans.
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En pratique, les cédants ont recours au crédit vendeur lorsque la personne souhaitant racheter leur entreprise ou leur fonds de commerce n’est pas parvenue à réunir les fonds nécessaires auprès de sa banque.
Dans ce cas, le crédit vendeur permet au repreneur d’échelonner dans le temps le paiement de son dû. Cette pratique est naturellement très avantageuse pour l’acquéreur.
Beaucoup moins pour le cédant : celui-ci court en effet le risque de ne pas être payé en totalité des sommes restant dues. Autre inconvénient de taille : il est tenu d’acquitter en totalité l’impôt sur la plus-value de cession, à la conclusion de la vente, alors même qu’il n’en a encaissé qu’une partie. D’où un manque d’intérêt pour ce dispositif.
Fiscalité allégée avec l’impôt sur la plus-value étalé dans le temps
Pour les cessions actuelles, un cédant qui consent un crédit-vendeur peut, s’il en fait la demande, étaler le paiement de l’impôt sur la plus-value en fonction des encaissements réellement perçus, dans la limite de 5 ans.
Ainsi, selon que le crédit vendeur court sur 2, 3, 4 ou 5 ans, l’impôt est étalé sur la même durée, ce qui dilue l’effort financier d’autant.
Toutefois, cette mesure est limitée aux petites entreprises. En l’occurrence, celles employant moins de 50 salariés et dont le total de bilan ou le chiffre d’affaires n’excède pas 10 millions d’euros.
Les plus-values à long terme concernées par cette réglementation sont celles réalisées à l’occasion de la cession à titre onéreux de l’ensemble des éléments de l’actif immobilisé affectés à l’exercice d’une activité professionnelle ou d’une branche complète d’activité, à l’occasion d’une cession d’un fonds de commerce, artisanal ou d’une clientèle ou à l’occasion de titres de sociétés.
Crédit vendeur : les points à surveiller
Si l’on recourt au crédit vendeur, il faut être attentif à plusieurs points.
D’abord, il faut s’assurer que le repreneur dispose d’une capacité financière suffisante, pour rembourser son dû, selon l’échéancier programmé. À cet égard, il est fortement conseillé de lui demander des garanties, afin de sécuriser le recouvrement des échéances dues.
De même, il paraît souhaitable de convenir d’un taux d’intérêt, afin de compenser le manque à gagner occasionné par l’immobilisation des sommes dues.
Dernier point : le report d’imposition sur les plus-values de cession n’est pas accordé de manière automatique. C’est au cédant d’en faire la demande, et ce, au plus tard à la date limite de paiement portée sur l’avis d’imposition. Attention à ne pas laisser passer la date !
Crédit vendeur : quelle durée maximum ?
Il n’y a aucune durée maximum pour un crédit vendeur. Elle est fixée librement par l’acquéreur et le cédant. Néanmoins, elle est généralement de 1 à 3 ans.
À lire également : Cession d’une société : faut-il mieux vendre le fonds de commerce ou céder les titres ?
© Uni-médias - Dernière mise à jour Janvier 2026
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